Le FCM ( Fonds pour la création musicale) est un organisme qui distribue des aides financières dans le secteur de la musique.
François Chesnais son directeur (à gauche sur la photo),
donnait marrdi 27 octobre une conférence à l'attention des artistes adhérents du Centre de la Chanson.
Didier Desmas, directeur du Centre (à droite sur la photo) a organisé cette
conférence dans les locaux de la Manufacture Chanson. J'étais là :

Grisonnant, le cheveux clairsemé, les yeux bleux, en costume sombre, le directeur du FCM s’installe et commence sobrement sa conférence pour expliquer son métier et les conditions de
subventions. A mesure qu’il parlait, son côté bon vivant ressortait davantage et la fin de l'heure, son intervention devenait moins technique, mais dévoilait un véritable passionné de la musique
et de ses artistes.
Présentation :
Le fond est financé par la Sacem et SACD pour le collège « auteurs/éditeurs », Adami et Spedidam pour le collège « artistes », SCPP et SPPF pour le collège « Producteur ». Le budget du FCM est de
4 100 000 Euros ( 3 fois moins que l’ADAMI, 4 fois moins que la SACEM). Il faut savoir que toutes les sommes gérées proviennent de l’enregistrement sonore. C’est donc logique que 90% du budget
aille au disque d’une manière ou d’une autre.
Principalement, l’aide part à la production de disques, puis dans une moindre mesure à la production de spectacles, à la production de vidéos clips ou live et à d’autres projets connexes.
"Pour la production de disques, l’aide n’est attribuée que s’il y a une distribution prévue et que s’il y a une distribution physique. Pour le spectacle vivant, on aide s’il y a une actualité
phonographique. Pour les clips, on ne demande pas de garantie de diffusion parce qu’on sait très bien que ça ne fonctionne pas comme ça. De toutes façons, le clip n’est pas diffusé, de toutes
façons, le clip sera utilisé pour le DVD."
Aide aux artistes autoproduits :

" C’est très important pour nous de défendre l’autoproduction. Nous voulons aider les projets auxquels nous croyons. L’idéal
serait que l’artiste émerge et réussisse au point de ne plus avoir besoin de nous ensuite. Ainsi, un artiste qui est disque d’or ne plus nous solliciter pendant 5 ans.
Le choix est toujours difficile. On ne sait pas pourquoi tout à coup parfois ça marche. On est pas à l’abri d’un succès ! Il n’y a pas de recettes. On fait des choix, on se trompe et on
revendique cette liberté de se tromper pour permettre le risque artistique."
(L'album de Carmen Maria Vega ci-contre a été l'un des projet aidés dernièrement)
Le disque c’est une mémoire.
"On demande à écouter une maquette. Mais on aide tous les genres. Ce qui nous intéresse, c’est la pertinence du projet. Quand vous envoyez un enregistrement pour une demande de subventions. Ça ne
sert à rien d’envoyer les 20 titres. Envoyez les 3 meilleurs pour donner envie au producteur d’en écouter davantage.
Parfois, oui, on est déçu. On aide certains artistes années après années, même si les ventes de disques ne sont pas au rendez vous. De nombreux artistes vivent par le spectacle et pas par le
disque comme Clarika, La Grande Sophie, Arthur H. Les disques se vendent le mieux à la sortie des concerts car les gens achètent le souvenir de cette soirée. Finalement, le disque n’est pas une
finalité pour vivre son métier d’artiste. Le disque c’est une mémoire."
Pour en savoir plus, visitez les sites :